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 Les Miracles du Prophte

         

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: Les Miracles du Prophte    6 - 18:40:36

Les Miracles du Prophte

On qualifie de miracle tout phnomne merveilleux non reproductible par
les hommes et, ayant pour objectif, de confirmer la sincrit dun
Prophte aux yeux de ses contemporains.

Sil est une raison pour laquelle les musulmans ne sattardent pas sur
les miracles "perceptibles" du Prophte Muhammad, cest bien parce que
le miracle quil a revendiqu plus que les autres, cest le Coran
lui-mme. En fait, dans la mesure o le message de lIslam est, au
regard des musulmans, universel et intemporel, il est normal que Dieu
donne la postrit un miracle universel et intemporel grce auquel
les hommes de toutes origines et de toutes les poques sauront
reconnatre en Muhammad, un Prophte et un guide moral et spirituel. Ce
miracle est le livre sacr des musulmans, cest le Coran. Cependant, le
caractre miraculeux du Coran nest pas de lordre du spectaculaire.
Cest pourquoi une tude spare doit lui tre consacre. Nous nous
attacherons ici aux miracles tels quils sont dfinis prcdemment.

Nous nous sommes appuys dans ce travail sur louvrage intitul Les
Miracles du Messager et les Preuves de la vridicit de sa mission des
Imms de la mosque dAs-Sayyidah Zaynab au Caire, Sheikh Ibrhm
Julhm et Sheikh `Abd As-Salm Hammd. Que ce travail puisse tre utile
nos frres francophones et tous ceux qui dsirent dcouvrir un
aspect du Prophte Muhammad gnralement mconnu des non-musulmans.

La scission de la lune

Parmi les miracles les mieux documents et dont tmoigne le Coran
lui-mme, citons la scission de la lune. "LHeure approche et la lune
sest fendue", lit-on au verset 1 de la sourate 54 (intitule "La Lune"
pour cette raison mme). Outre le tmoignage du Coran, la tradition
islamique nous a transmis de nombreux tmoignages de ce miracle. Il est
fait tat de ce miracle dans toutes les compilations du Hadith, que ce
soit chez Al-Bukhr, chez Muslim ou dautres compilateurs. Parmi les
Compagnons du Prophte qui ont narr le rcit de ce miracle, on trouve
`Al ainsi quIbn Mas`d, Ibn `Umar, Jubayr Ibn Mut`am, Anas Ibn Mlik,
`Abd Allh Ibn `Abbs, Hudhayfah Ibn Al-Yamn et bien dautres. Ainsi,
voit-on sans ambigute que ce miracle, du fait de la multiplicit des
tmoins, ne porte pas lombre dun doute. Cest aussi pourquoi il fait
lunanimit de tous les exgtes. De plus, aucun autre Prophte avant
Muhammad na connu un tel miracle. De quoi sagit-il ?

Un jour, les Mecquois demandrent au Prophte de leur prouver quil
tait bien un prophte. Ceci eut lieu cinq ans avant lHgire en
prsence dAl-Wald Ibn Al-Mughrah, de Ab Jahl, dAl-`Âs
Ibn Wl, dAl-Aswad Ibn Al-Muttalib, dAn-Nadr Ibn Al-Hrith et
dautres paens de La Mecque. Ils dirent au Prophte : "Si ce que tu
dis est vrai, alors scinde la lune en deux moitis !" Le Prophte
sadressa alors Dieu afin quil lui octroie ce quils avaient
demand. Et la lune se scinda en deux moitis, lune en amont de la
montagne et lautre en aval ! Et le Prophte dappeler des tmoins pour
attester de ce miracle. Ce phnomne se produisit le quatorizime jour
du mois lunaire, jour de la pleine lune, et dura "autant de temps quil
y a entre laprs-midi et la nuit". Quand la lune se fendit, les paens
dirent : "Muhammad nous a ensorcels." Lun dentre eux, qui ntait
autre que Ab Jahl, dit alors : "Sil nous a ensorcels, il ne peut pas
ensorceler le monde entier. Interrogez donc les voyageurs qui viennent
dautres contres : sils ont vu ce que vous avez vu, alors Muhammad
aura fait ses preuves et sinon, ce que vous avez vu nest autre que de
la magie." Les Mecquois suivirent ce conseil avis, mais tous les
voyageurs arrivant La Mecque ne firent que corroborer le rcit de ce
miracle. Les Mecquois dirent alors : "Ceci est une magie persistante
La multiplication de la nourriture


Parmi les preuves de lauthenticit de notre Prophte, il y a des
miracles que les fidles ont vus et dont ils ont tir davantage de
certitude et de foi. Citons, entre autres, la multiplication de la
nourriture par la bndiction du Prophte. Il mit sa noble main sur un
rcipient contenant de la nourriture. Malgr sa taille restreinte, ce
rcipiant suffisait alors pour rassasier une arme entire sans que son
contenu nen soit rduit. Les exemples de ce type de miracles font
lgion mais nous nous contenterons de quatre exemples.

Daprs Al-Bukhri et Muslim et dautres livres de tradition, Jbir Ibn
`Abdillh - que Dieu lagre - dit : "Le jour du Foss, pendant que
nous creusions, nous rencontrmes un rocher extrmement dur. Alors nous
allmes voir le Prophte - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui - et lui dmes : Il y a un rocher qui
entrave notre travail dans le foss. - Jy descends, dit-il. Puis, il
se leva. Il avait une pierre serre sur son ventre tant il avait faim
car nous navions pas mang depuis trois jours [pour creuser le foss].
Le Prophte prit la massue et frappa un coup qui rduisit le rocher en
miettes. Alors, je pris la permission du Prophte pour rentrer chez
moi. Jallai voir mon pouse et lui dis : Jai constat que le
Prophte a trs faim. As-tu quelque chose manger. Elle me rpondit :
Nous avons de lorge et une petite chvre. Alors, jai gorg la
chvre et ma femme a moulu lorge et nous avons mis la viande dans le
pot.

Puis, quand la pte eut lev et que la viande fut presque cuite, je
partis voir le Prophte et lui dit en apart : Nous avons gorg une
bte et moulu un peu dorge. Viens donc manger avec un ou deux hommes
- alors quen mon for intrieur, je souhaitais quil vienne tout seul
cause du peu de nourriture que nous avions. Mais, quand je lui dcrivis
ce que nous avions prpar, il me rpondit : Tu as prpar beaucoup de
nourriture. Dis ta femme de ne pas toucher la nourriture jusqu ce
que jarrive. Puis, le Prophte - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui - annona : Ô vous qui creusez,
Jbir a prpar manger. Dpchez-vous de venir manger ! Alors, les
Mohjirins (les migrs de Qorash) se levrent et les Ansrs se
levrent aussi. Quand Jbir rentra chez lui, il dit sa femme :
Pauvres de nous ! Le Prophte a invit manger tous les Mohjirins et
les Ansrs qui creusaient avec nous. Elle lui demanda : Le Prophte
ta-t-il pralablement demand ce que nous avons prpar. Il rpondit
que oui. Alors elle dit : Dieu et son Prophte savent bien ce quils
font. Nous lui avons dit ce que nous avions.

Le Prophte vint la tte du groupe. Lpouse de Jbir, Sohaylah Bint
Mu`awwidh Al-Ansriyyah, lui sortit la pte sur laquelle il souffla et
demanda [ Dieu] la bndiction, puis il alla vers le pot de viande et
de mme, il souffla et procda la bndiction. Ensuite, il dit
Jbir :Fais venir une boulangre pour faire cuire le pain avec ta
femme. Et, il dit sa femme : Servez du pot et laissez le sur le
feu. Les gens, accompagnant le Prophte, taient environ mille. Il les
fit asseoir table dix par dix. Et, je jure par Dieu quils mangrent
satit et qu la fin, il resta de la nourriture. Notre pot, quant
lui, continuait bouillir et dborder comme si de rien ntait et
notre pte alimentait la table sans tarir. Cest lun des miracles du
Prophte - que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur
lui."

Daprs Al-Bukhri et Muslim et dautres livres de tradition, Anas Ibn
Mlik - que Dieu lagre - dit : "Ab Talhah, Zad Ibn Sahl Al-Ansri,
le mari dUmm Sulaym, la mre dAnas - que Dieu lagre, vit le
Prophte, affam, serrer son estomac. Il alla auprs dUmm Sulaym et
lui demanda si elle avait quelque chose offrir au Prophte. Elle
rpondit par laffirmative. Elle sortit des galettes dorge et elle
sortit une toffe dans laquelle elle mit le pain et serra le reste de
ltoffe sur ma tte [la tte dAnas] la manire dun turban. Puis,
elle menvoya au Prophte - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui - avec le tout. Je trouvai le Prophte -
que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - dans
la mosque avec des gens. Je le saluai. Il me demanda : Ab Talhah ta
envoy ? Je rpondis que oui. Pour de la nourriture ?, dit-il. Je
rpondis par laffirmative. Alors le Prophte invita ses compagnons
manger avec lui. Entre soixante-dix et quatre-vingts hommes se levrent.

Je me dpchai de prvenir Ab Talhah de la venue du Prophte et de ses
compagnons. Ab Talhah dit son pouse : Le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - amne avec lui
trop de monde pour la nourriture que nous pouvons leur offrir. Elle
rpondit : Dieu et son Prophte savent bien ce quils font. Comme si
elle savait que le Prophte le fit intentionnellement pour accomplir un
miracle, ce qui prouve la foi et la sagesse dUmm Sulaym. Cependant,
Ab Talhah alla la rencontre du Prophte et lui dit : En fait, jai
envoy Anas pour tinviter uniquement et nous navons pas de quoi
nourrir tous les gens que je vois l. Le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - lui dit :
Dieu a bni ta nourriture.

Le Prophte arriva donc en compagnie de Talhah et demanda Umm Sulaym
dapporter ce quelle avait prpar. Elle apporta le pain quelle avait
envoy avec Anas - que Dieu lagre. Alors le Prophte ordonna quil
soit dcoup en morceau. Puis, il demanda un peu de beurre. Ab Talhah
rpondit quil restait un fond de beurre dans loutre. Le Prophte et
Ab Talhah la pressrent pour en extraire le peu de beurre qui y
restait. Puis, le Prophte - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui - en prit un peu sur lindex et le passa
sur le pain qui gonfla ! Il dit : Au nom de Dieu et il rpta ce
geste plusieurs fois jusqu ce la marmite se remplit compltement.
Ensuite, le Prophte dit une prire et demanda Ab Talhah dinviter
ses compagnons manger dix par dix. Ils mangrent tous satit.
Puis, le Prophte et ses htes mangrent et il resta de la nourriture
quUmm Sulaym offrit, en partie, ses voisins. Cest l un autre
miracle parmi ceux que les croyants voyaient et qui remplissait leur
cur de foi et quils relataient entre eux et quils transmirent la
postrit, dune gnration la suivante.

Daprs Muslim, daprs Jbir Ibn `Abdillh - que Dieu lagre, un
bdouin vint voir le Prophte la qute de nourriture. Le Prophte lui
alloua une demi cargaison dorge. Il continua en manger lui, sa femme
et ses invits jusquau jour o il la jaug. Il en informa le Prophte
qui lui dit : "Si tu ne lavais pas jaug, vous auriez continu en
manger jusqu la fin de votre vie."

Daprs Al-Bayhaq, Ibn Sa`d et Ibn `Adiyy selon Sa`d, le serviteur
dAb Bakr - que Dieu lagre, lors dune campagne avec le Prophte -
que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui, ils
taient environ trois cent guerriers et dcidrent de camper un
endroit o ils ne trouvrent pas deau. Or, ils avaient trs soif.
Cest alors quune chvre leur vint et le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - la fit traire.
Son lait tancha la soif des guerriers, puis le Prophte dit son
serviteur Rafi` : "Attache-la mais, entre nous, a mtonnerait que tu
y arrives !" Alors, Rafi` lattacha. Quand il revint, elle stait
dtache de sa corde et avait disparu. Il prvint le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - qui lui dit
:"Rafi`, celui qui nous la amene la rcupre."

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Le jaillissement de leau et la pluie


Al-Bukhri et Muslim narrent daprs Anas - que Dieu lagre : "Je vis
le Prophte lheure de la prire du `Asr [la prire de laprs-midi]
Az-Zaour, un endroit dans le march de Mdine. Les gens cherchrent
de leau pour le Woudou [les purifications rituelles qui prcdent la
prire] mais nen trouvrent pas suffisamment. On apporta au Prophte
un peu deau dans un rcipient o il immergea sa main. Puis, il ordonna
aux gens de venir en prendre pour leurs purifications. Et, l, je vis
leau jaillir de ses nobles doigts. Tous les gens purent accomplir
leurs purifications. On demanda Anas : " Combien tiez-vous ?" Il
rpondit : " Environ trois cents."

Al-Bukhri et Muslim relatent daprs le tmoignage de Jbir - que Dieu
lagre - que les musulmans eurent soif le jour dAl-Hudabiyah. Alors
que le Prophte avait devant lui un rcipient avec un peu deau dont il
se servait pour faire son Wud, les gens se prcipitrent autour de
lui. Alors, il leur demanda : "Quy a-t-il ?" Ils dirent : "Ô Prophte
de Dieu, nous navons plus deau pour faire nos purifications ni mme
pour boire sauf le peu que tu as l." Alors le Prophte mit sa main
dans le rcipient et leau se mit jaillir dentre ses doigts comme
des sources. Alors nous bmes et accomplmes nos purifications. Slim
celui qui rapporte ce tmoignage de Jbir, senquit : "Combien
tiez-vous ?" Jbir rpondit : "Si nous tions cent mille, leau nous
aurait suffit. Mais, nous ntions que mille cinq cents."

Al-Bukhri et Muslim relatent daprs le tmoignage de `Imrn Ibn
Husan - que Dieu lagre : "Pendant que nous tions avec le Prophte -
que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - lors
dun voyage, les gens se plaignirent de la soif. Le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - sarrta et
demanda Az-Zubar et `Ali Ibn Ab Tlib - que les salutations de Dieu
et Ses bndictions soient sur lui - daller la recherche deau. Ils
partirent et tombrent sur une femme qui transportait deux grandes
outres deau sur son chameau. Ils la conduisirent au Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui. Alors le
Prophte demanda un rcipient o il versa un peu deau de louverture
des deux outres avant de les refermer. Puis, il mit sa main dans leau
qui se mit jaillir. On appela les gens qui burent et abreuvrent
leurs btes. La femme tait debout voyant ce quon faisait de son eau.
A la fin, le Prophte demanda ses compagnons dapporter chacun
quelque chose en guise de reconnaissance pour cette femme en
compensation du temps que le dtour lui cota et de la peur quelle eut
pour son eau. Alors, on lui rassembla des dattes et autres nourritures
en quantit que lon mit dans une robe. On la porta sur son chameau,
mit son prsent devant elle et le Prophte lui dit : "Tu sais bien que
nous navons pas diminu ton eau mais cest Dieu qui nous a donn
boire". Elle partit et arriva son clan avec du retard. On lui demanda
: "Quest-ce qui ta retenue ?" Elle dit : "Une chose trs tonnante !
Je suis tomb sur deux hommes qui mont emmene chez cet homme quon
qualifie de Saben. Il a fait telle et telle chose.", et leur raconta
lhistoire. Puis, elle dit : "Par Dieu, cet homme est soit le magicien
le plus fort qui puisse tre, soit cest vraiment un Prophte de Dieu."
Aprs ce rcit, les musulmans menrent des campagnes contre les clans
paens qui les entouraient sans jamais nuire au clan auquel cette femme
appartenait. Un jour, elle dit son clan : "Il est vident que ces
gens [les musulmans] vous laissent en paix volontairement. Que
pensez-vous de vous convertir lIslam ?" Alors ils dcidrent de lui
obir et embrassrent lIslam.

Parmi les miracles qui eurent lieu pendant la bataille de Tabk, on
relate que les combattants furent sujets une soif trs forte. Alors
Ab Bakr - que Dieu lagre, le compagnon du Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui, lui dit : " Ô
Prophte de Dieu, Dieu ne ta jamais refus une prire. Si tu priais
pour quIl nous donne boire." Le Prophte demanda : "Est-ce votre
souhait ?" Ab Bakr rpondit par laffirmative. Alors le Prophte - que
les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - leva ses
mains vers le ciel et ne les baissa pas avant que les nuages apparurent
dans le ciel et la pluie tomba. Les troupes remplirent les rcipients
dont ils disposaient et levrent les yeux vers le ciel pour
sapercevoir quen fait les nuages ne dpassaient pas leur camp ! Il
faut se rendre compte que ces vnements ont eu lieu en plein t en
Arabie o on ne voit que trs rarement les nuages et en tout cas il
nest pas du tout question de pluie !

L encore, par concision, nous allons nous contenter de quatre illustrations de ce genre de miracles.

Les signes de la prophtie dans les arbres et les rochers

Parmi les tmoignages les plus impressionnants de lauthenticit du
Prophte Mohammad - que la paix et les bndictions de Dieu soient sur
lui, on cite de nombreux exemples o la nature elle mme se plie sa
volont et certifie de sa mission prophtique. En voici quelques-uns :

Daprs At-Tirmidh et Ad-drim et Al-Hkim, `Ali Ibn Ab Tlib - que Dieu lagre et honore sa face - dit :
"Javais lhabitude daccompagner le Prophte - que la paix et les
bndictions de Dieu soient sur lui - partout o il allait la Mecque.
Un jour, nous partmes dans lune des rgions de la Mecque et chaque
fois que nous passions prs dun arbre ou dun rocher, ils saluaient le
Prophte disant : "Que le salut soit sur toi, Prophte de Dieu."
Les thologiens affirment que ces vnements avaient lieu au dbut de
la mission du Prophte en guise dappui et pour lui prouver que la
cration lui obira et que son appel sera cout.

Le Prophte - que la paix et les bndictions de Dieu soient sur lui -
avait pour habitude de sappuyer sur un tronc de palmier pendant quil
faisait le sermon du vendredi la mosque de Mdine. Un jour, on lui
proposa de lui construire un Minbar [une chaire] o il se tiendrait
pour faire le sermon. Le Prophte accepta. Quand la chaire fut
installe et que le vendredi vint, le Prophte monta sur la chaire et
cest alors que le tronc de palmier mit un gmissement de douleur pour
sa sparation du Prophte - que la paix et les bndictions de Dieu
soient sur lui -. Le Prophte accourut vers lui et passa la main sur le
tronc qui se calma. Ce miracle est vhicul par une plthore de tmoins
parmi les compagnons du Prophte. A titre dexemple on cite : Ubayy
Ibn Ka`b, Jbir Ibn `Abdillh, Anas Ibn Mlik, `Abdullh Ibn `Omar Ibn
Al-Khattb, `Abdullh Ibn `Abbs, Sahl Ibn Sa`d, Abu Sa`d Al-Khudri,
Buridah Ibn Al-Hasib Al-Aslam, Om Salamah, et Al-Mottalib Ibn Abi
Wad`ah As-Sahm.
Daprs An-Nas dans son livre As-Sunan Al-Kubr, daprs Sahl Ibn Sa`d :
"Les gens se mirent pleurer quand ils entendirent le tronc gmir
jusqu ce que le Prophte leut consol en passant sa main dessus. Le
Prophte dit : "Par Celui qui possde mon me, si je ne lavais pas
consol, il aurait continu ainsi jusquau jour du Jugement Dernier."

Daprs Al-Bayhaq, Al-Bazzr, et Ad-Drim, Ibn `Umar dit :
"Pendant que nous tions avec le Prophte lors dun voyage, un bdouin
sapprocha de lui. Le Prophte lui demanda : "O vas-tu ?" "Chez moi",
rpondit le bdouin. "Veux-tu que je te montre le Bien ?", demanda le
Prophte. Le bdouin dit : " Oui". Le Prophte dit : " Que tu tmoignes
quil ny a nulle autre divinit que Dieu et que Muhammad est le
serviteur de Dieu et son Prophte." Le bdouin demanda : "Qui peut
attester de ce que tu dis ?" Le Prophte dit : " Cet arbre l" et
montra un arbre au fond de la valle. Alors, larbre fendit la terre
avec ses racines et accourut vers le Prophte et sarrta devant lui.
Le Prophte - que la paix et les bndictions de Dieu sioent sur lui -
lui demanda trois fois de tmoigner quil tait bel et bien le Prophte
de Dieu. Larbre sexcuta et retourna sa place. Le bdouin avant de
rentrer chez lui dit au Prophte : "Si les gens de mon clan
mobissent, je te les amnerai et sinon je viendrai vivre tes
cts."

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: : Les Miracles du Prophte    6 - 18:41:25

Daprs Al-Bukhr, Muslim, Al-Bazzr, At-Tabarn et Ab Ya`l, Jbir
Ibn `Abdillh et `Abdullh Ibn Mas`d - que Dieu les agre dirent :
"Il y avait 360 idoles autour de la Ka`ba fixes dans les rochers avec
du plomb. Le jour o le Prophte - que la paix et les bndictions de
Dieu soient sur lui - conquit la Mecque, il alla la Ka`ba. Sans
toucher les idoles, il pointa chacune dentre elles et dit : "La Vrit
(lIslam) est venue et la vanit a disparu. Car la vanit est destine
disparatre." (Coran 17:81). Chaque fois que le Prophte - que la
paix et les bndictions de Dieu soient sur lui - pointa une idole avec
son barreau, elle scroulait."
Rpondre cet article

Lannonciation du ghayb

Le mot arabe "ghayb" dsigne linaccessible en terme de connaissance.
Il y a un Inaccessible temporel (personne ne peut prdire lavenir avec
certitude) et un inaccessible spatial (ce qui est hors de port de
notre perception, moyens modernes dobservation compris). Les musulmans
croient que la connaissance de cet Inaccessible est une exclusivit de
Dieu. Lui seul sait ce qui est et ce qui adviendra. Le verset 59 de la
sourate 6 dit : "Cest Lui qui dtient les clefs de lInaccessible. Nul
autre que Lui ne les connat. Et Il connat ce qui est dans la terre
ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe sans quIl ne le
sache. Et pas une graine dans les tnbres de la terre, rien de frais
ou de sec, qui ne soit consign dans un livre explicite." Dans le Coran
6:50, on lit : "Dis-[leur] : Je ne vous dis pas que je dtiens les
trsors dAllh, ni que je connais le ghayb, et je ne vous dis pas que
je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui mest rvl." Ainsi le
fidle croit que Dieu est le seul dtenteur de ce qui sera. Toutefois,
Dieu peut faire une faveur ses Prophtes en leur donnant un petit
aperu sur des lment de linaccessible (prdiction de lavenir,
annonciation dvnements distants). En effet, on trouve dans les
versets 72:26 et 72:27 "# [Cest Lui seul] qui connat le ghayb. Il ne
dvoile Son mystre personne, # sauf ceux quIl agre comme
Messagers et quIl fait prcder et suivre de gardiens vigilants,".
Donc, certains Prophtes, certaines occasions, peuvent bnficier
dun regard sur des vnements humainement inaccessibles, scells dans
lavenir ou hors du champs de perception. En ce qui concerne le
Prophte Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bndictions
soient sur lui, nous connaissons plusieurs exemples o linaccessible
lui fut dvoil. Nous nen citerons que cinq :

Daprs la mre des croyants [ce titre dsigne les pouses du Prophte]
cAshah - que Dieu lagre : Un jour, Ftimah la fille du Prophte
rendit visite son pre. Il laccueillit et ils sassirent cte
cte. Puis, il lui dit quelque chose en apart qui la fit pleurer.
Puis, il lui dit une autre chose qui la fit rire. Et, `Ashah - que
Dieu lagre - raconte : "Quand je lui demandai pourquoi elle pleura au
dbut et rit aprs coup, Ftimah ne me dvoila la raison quaprs le
dcs du Prophte - que les salutations de Dieu et Ses bndictions
soient sur lui. Elle me dit : "Le Prophte de Dieu ma dit que
larchange Gabriel avait pour habitude de rviser avec lui tout le
Coran [rvl jusque l] une fois par an pendant le mois du Ramadn, et
que cette anne, ils lont rvis deux fois. Puis, il me dit [i.e. il
dit Ftimah ] :" Je crois que mon heure est venue. Alors, Ftimah,
crains Dieu et soit patiente." Ceci tait la raison de mes pleurs.
Puis, il ma rvl que je serai la premire de ses proches le
rejoindre et cest pourquoi jai ri." Cette prophtie se ralisa par le
dcs de la fille du Prophte - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui - six mois aprs sa mort et elle tait la
premire parmi les siens le rejoindre.

La surprenante victoire de la petite arme musulmane contre la grande
arme mecquoise lors de la bataille de Badr occasionna de nombreux
morts et prisonniers de guerre parmi la noblesse Qorashite. A la suite
de cette dfaite amre de larme mecquoise, Safwn Ibn Umayyah et Wahb
Ibn `Umayr se retrouvrent et exprimrent leur profonde amertume pour
les personnalits qorashites perdues dans cette guerre. Wahb qui tait
un assassin professionnel fameux pour ses crimes et sa frocit, dit
son compagnon : "Si je navais pas autant de dettes et denfants
charge, je partirais vous soulager de Muhammad dun coup dpe.
Safwn, enchant par cette attitude, lui rpondit : "Je me chargerai de
tes dettes et tes enfants seront les miens. Alors, vas-y ! Tue Muhammad
et venge le sang de nos parents et de nos frres !" Sur ce, Wahb
prpara son pe, empoisonna sa lame et partit. Quand `Umar Ibn
Al-Khattb le vit arriver la Mdine, il prit peur pour le Prophte et
se dpcha de lavertir. Le Prophte lui dit : "Quand il viendra,
laisse le entrer." Quand Wahb arriva, `Umar prit possession de ltui
de son pe et le laissa entrer chez le Prophte. Le Prophte lui
demanda : "Quest-ce qui tamne ?" Wahb rpondit : "Mon fils est
prisonnier de guerre et vous avez demand une ranon pour le librer.
Mais, je suis pauvre et ne possde pas cet argent. Aussi, suis-je venu
te supplier afin quil soit relax sans ranon... Le Prophte lui
demanda : "Si cest ainsi, que viens-tu faire avec cette pe ?" Wahb
rpondit : "Dieu a combattu nos pe alors elles ne nous ont servi
rien." Le Prophte lui dit : "Et, quel est le dialogue que tu as eu
avec Safwn la Mecque ?" Wahb stonna : "Mais...Par Dieu, ce jour
l, personne ne nous a entendu ! Et, personne ntait avec nous !! Si
tu en as connaissance, tu es vraiment le Prophte de Dieu !" Ainsi Wahb
embrassa-t-il lIslam et le Prophte dit ses compagnons : "Initiez
votre frre sa religion." Aprs le dpart de Wahb, Safwn annonait
aux gens : "Vous allez recevoir des nouvelles trs importantes dans
quelques jours." Mais, sa grande surprise, il vit Wahb revenir et lui
dire quil allait lui rembourser tout largent quil avait pu dpenser
pour ses enfants et quil repartirait vivre avec le Prophte et les
croyants Mdine !

Parmi les prisonniers de la bataille de Badr, il y avait Sohayl Ibn
`Amr, celui qui arrangea ultrieurement larmistice dAl-Hudaybiyah. Il
alla voir le Prophte - que les salutations de Dieu et Ses bndictions
soient sur lui - et lui dit : "Ô Muhammad, je suis pauvre et tu
demandes une ranon contre ma libert. Or, je ne possde pas dargent
pour me librer : laisse moi partir afin que je retourne ma famille
et exempte moi de la ranon." Le Prophte fut pris de piti pour lui
mais `Umar protesta : "Ô Prophte de Dieu, cet homme est un ennemi de
Dieu. Il montait les gens contre toi la Mecque avec ses discours."
Mais le prophte tait plutt enclin le relaxer. Alors, cUmar lui dit
: "Autorise-moi donc, Prophte de Dieu, lui arracher les dents pour
quil ne puisse plus jamais haranguer les gens contre toi !" Le
Prophte dsapprouva : "Non, je ne le dfigurerai pas de peur que Dieu
ne me rende la pareille et ce, malgr que je suis un Prophte. Ca se
trouve, `Umar, tu verras de lui une attitude que tu apprcieras."
Quelques annes plus tard, le jour de "la prise de la Mecque", Sohal
embrassa lIslam . Puis, aprs la mort du Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui, certains
habitants de la Mecque envisagrent de renoncer lIslam limage de
certains autres Bdouins. Cest alors que Sohayl tint un discours o il
dit : "Ô peuple de la Mecque ! Vous avez t les derniers embrasser
lIslam, alors ne soyez surtout pas les premiers labandonner !" Et
il dit quelques paroles qui ressemblaient au discours tenu par Ab Bakr
- que Dieu lagre - quand la mort du Prophte lui fut annonce. Quand
`Umar prit connaissance de la position de Sohal, il en fut trs
heureux et il se souvint de la parole du Prophte qui avait prvu cet
vnement.

Al-Bar Ibn `Âzib - que Dieu lagre - narre : "Pendant que nous
creusions le Foss, un rocher nous donna beaucoup de mal : aucune
pioche ni massue ne lentamait. Nous nous en sommes plaints au Prophte
qui prit la pioche de Salmn Al-Frissi et dit : "Au nom de Dieu". Il
frappa un premier coup qui arracha le tiers du rocher et une vive
lumire en sortit. Le Prophte sexclama : "Allhou Akbar [i.e. Dieu
est Grand], jai reu les cls de la Msopotamie ! Par Dieu, je viens
de voir ses palais rouges linstant et de cet endroit !" Puis, il
frappa un deuxime coup qui en arracha un autre tiers et une vive
lumire apparut dans la direction de la Perse. Le Prophte dit : "Dieu
est Grand, jai reu les cls de la Perse ! Par Dieu, je vois le palais
blanc dAl-Madin [le nom donne par les Arabes la capitale de la
Perse] de cet endroit mme ! Gabriel ma dit que ma nation en sera
victorieuse alors soyez heureux de cette bonne nouvelle !" Puis, le
Prophte frappa un troisime coup et dit : "Au nom de Dieu." : le reste
du rocher se brisa et une lumire vive jaillit du ct du Yemen comme
une torche au cur de la nuit noire. Le Prophte sexclama : "Allhou
Akbar, jai reu les cls du Yemen. Par Dieu, je vois dici les portes
de Sanca." Cest alors que les Hypocrites se dirent entre eux comme
nous le rvle Coran : "Dieu et son Prophte ne nous font que de
fausses promesses" Par la suite, aprs la mort du Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui, le compagnon
Ab Horarah, voyant les armes musulmanes aller de victoire en
victoire et de conqute en conqute disait : "Conqurez toutes les
villes que vous voulez, il ny en a pas une dont on na pas donn les
cls au Prophte.


Lors de la bataille de Mutah, le Prophte - que les salutations de
Dieu et Ses bndictions soient sur lui - envoya une arme pour
combattre les Romains. Larme tait commande par Zayd Ibn Hrithah -
que Dieu lagre - et comptait trois mille soldats. En face, larme
romaine comptait environ deux cent mille soldats. Les combats taient
trs froces. Un jour, la Mdine, on entendit le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - dire : "Zad
Ibn Hrithah a gagn le martyr, et Jacfar Ibn Abi Tlib la remplac
[au commandement de larme]. Puis, Jacfar a son tour gagn le martyr
cdant la place `Abdillh Ibn Rawhah qui son tour a gagn le
martyr cdant le commandement lune des pes de Dieu qui a tir les
musulmans daffaire." Quand les soldats sont rentrs la Mdine, ils
ne firent que confirme ce que le Prophte - que les salutations de
Dieu et Ses bndictions soient sur lui - avait prdit et que celui qui
prit le commandement de larme aprs `Abdillh Ibn Rawhah ntait
autre que Khlid Ibn Al-Wald qui fit lunanimit des musulmans pour
prendre le commandement de larme. Et, Khlid, le stratge que nous
connaissons trs bien, voyant la disproportion entre les deux armes,
russit par la ruse faire croire aux Romains quils recevaient des
renforts importants pendant que son arme se retirait progressivement.
Ainsi il russit sauver son arme sans que lennemi nose sortir
leur poursuite. De surcrot, lhistoire a enregistr sans quivoque que
Khlid tait bel et bien une pe de Dieu comme le Prophte - que les
salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui - la dcrit.

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Les miracles de lHgire

LHgire, cest--dire lmigration proprement parler - entre la
Mecque et la Mdine, se droula de la faon la plus naturelle qui soit.
Le Prophte et son compagnon de voyage partirent dos de chameau avec
un guide qui connaissait trs bien le dsert. Ils durent se cacher
certains moments de leur trajet. Ils sarrtaient pour effectuer leurs
cinq prires quotidiennes ou pour camper le soir. En somme, ils ne
disposaient pas de moyens surnaturels qui les transporteraient Mdine
ou courteraient la dure de ce voyage de trois jours. Toutefois,
pendant leur priple, de nombreux miracles se manifestrent.

Le premier miracle eut lieu ds le premier instant de lHgire. En
effet, pendant les treize annes qui prcdrent lHgire, le Prophte
- que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui -
appela inlassablement les Qurayshites au droit chemin, un Dieu
unique, lgalit des hommes, lhumilit et lamour du prochain.
Au dbut, ils lpargnrent par gard pour sa famille puissante (les
Hshimites). Ils allrent mme jusqu lui proposer des richesses et de
le dsigner chef la Mecque. Mais le Prophte refusait toutes leurs
propositions car il avait reu un message de Dieu et avait pour
obligation de le transmettre avec fidlit. A la longue, les ttes
pensantes de la Mecque se runirent et dcidrent dassassiner le
Prophte Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bndictions
soient sur lui - pour se dbarrasser de lui et du message qui attentait
leurs commerces et au systme social dont ils profitaient. Pour
viter les reprsailles des Hshimites, ils dcidrent dlire vingt
jeunes chevaliers parmi les diffrentes tribus de Quraysh qui
excuteraient cette mission de nuit. De cette faon, le crime serait
partag par toutes les tribus et les Hshimites ne pourraient pas se
battre seuls contre tous, ni identifier prcisment lassassin de
Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur
lui. Quand ladite nuit tomba, les chevaliers arms dpes et de lances
encerclrent la maison du Prophte et attendirent quil sorte de chez
lui pour la prire de laube comme il le faisait dhabitude. A lheure
de la prire, le Prophte sortit. Mais les redoutables assaillants ne
le remarqurent pas. Le Prophte sortit de chez lui la tte haute, sans
armes. Les hommes qui le guettaient impatiemment ne le virent pourtant
pas, enfoncs quils taient dans un profond sommeil ou, en tout cas,
voyant leurs facults de perception suspendues par Dieu, le Seul
Compagnon et Protecteur de Son Prophte ! Et, pour bien marquer son
passage, le Prophte fit le tour des chevaliers et lana une poigne de
sable la face de chacun deux. Quand les premires lueurs du matin
poignirent, les chevaliers reprirent conscience. Ils virent dans quel
tat ils taient et se rendirent compte de labsence dfinitive de leur
proie...

Ds que le dpart du Prophte fut signal, les Qurayshites se lancrent
sur ses traces et arrivrent lentre dune grotte o le Prophte et
son Compagnon Ab Bakr staient rfugis... Dieu allait-il livrer Son
Prophte cette horde dassassins ? Tout de suite, aprs lentre des
deux compagnons dans la grotte, une araigne tissa sa toile sur
lentre de la grotte et une colombe y pondit ses ufs et les couva.
Quoi de plus faibles quune toile daraigne ou une colombe qui couve
ses ufs ? Avec si peu de choses, Dieu troubla les Qurayshites : les
traces de pas menaient bien cette grotte mais visiblement, elle
ntait pas frquente (puisque une colombe sy tait niche et que la
toile daraigne prouvait clairement que personne ny tait entr
depuis un bon moment !). Plus bas, dans la grotte, Ab Bakr dit son
ami Muhammad - que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient
sur lui : "Si lun deux regarde sous ses pieds, il nous verra..." Et
le Prophte de rpondre : "Que penses-tu de deux personnes dont Dieu
est le Troisime ?" Cette scne fut consigne par le Coran, sourate 9,
le Repentir, verset 40 : "Si vous ne lui portez pas secours... Allah
la dj secouru, lorsque les mcrants lavaient banni, deuxime de
deux. Quand ils taient dans la grotte et quil disait son compagnon
: Ne tafflige pas, car Dieu est avec nous. Dieu fit alors descendre
sur lui Sa srnit et le secourut par des agents que vous ne voyiez
pas, et Il rabaissa ainsi la parole des mcrants, tandis que la Parole
dAllah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage." Daprs le
recueil intitul As-Srah Al-Halabiyyah, le Prophte aurait rpondu
Ab Bakr : "Sais-tu ce qui arriverait, sils venaient rentrer dans la
grotte ?" "Quarriverait-il Prophte de Dieu", demanda Ab Bakr.
"Regarde", dit le Prophte. Cest alors que Ab Bakr vit une mer et un
bateau son bord. "Sils rentrent dans la grotte, nous sortirons par
l", dit le Prophte !

Quand ils furent dbarrasss de leur poursuivants, le Prophte et Ab
Bakr retrouvrent leur guide `Abd Allh Ibn Urayqit et le berger de Ab
Bakr, `Âmir Ibn Fuhayrah, et continurent leur route. Ils passrent
proximit de la tente dune femme quon appelait Umm Ma`bad
Al-Khuz`iyyah. Les voyageurs taient alors bout de vivres. Ils
demandrent Umm Ma`bad de leur vendre de quoi tenir le reste du
trajet. Mais la femme, gne, leur dit : "Par Dieu, si javais de quoi
vous donner, je vous laurais donn gratuitement." Le Prophte vit dans
un coin une chvre frle. "Et cette chvre ?", demanda le Prophte.
"Elle est frle et son lait a tari comme tu le vois", rpondit la
femme. Le Prophte lui demanda dapprocher la chvre. Alors, le
Prophte - que les salutations de Dieu et ses bndictions soient sur
lui - posa sa main sur la chvre qui subitement prit des forces. Puis
il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophte prit du lait de
la chvre et commena par donner ses compagnons. Ensuite, il en donna
Umm Ma`bad, il remplit un bol destin Ab Ma`bad (le mari de Umm
Ma`bad) et il finit par en boire son tour. Les voyageurs
poursuivirent leur chemin. Quand Ab Ma`bad fut de retour, il stonna
la vue du bol de lait car il savait que leur chvre ne donnait pas de
lait. Umm Ma`bad lui dcrivit alors le Prophte et lui raconta ce quil
fit. Il lui dit : "Cest lhomme que Quraysh poursuit pour
lassassiner." Umm Ma`bad et Ab Ma`bad embrassrent lIslam.

Il convient ce stade de rappeler que ce miracle est lun des rcits
favoris des enfants musulmans. Cest lun des enseignements de base
quil reoivent dans leur enfance, tant donn quil a une valeur
symbolique : cest lHgire qui marque le dbut du calendrier musulman.
Les pripties du voyage ont maintes fois t mises en scne dans des
"films cultes" de la tlvision gyptienne, exports partout dans le
monde musulman en version originale ou sous-titre (en anglais, en
allemand et mme en franais). Par ailleurs, on est facilement fascin
par lhistoire de cette toile daraigne phmre et de ce pigeon qui
pond lentre de la grotte et qui tiennent tte cette horde de
mcrants protgeant, de par leur faiblesse, le Prophte et son
Compagnon mieux quune forteresse. Quand je pense que certains clament
haut et fort que le Prophte Muhammad na pas produit de miracle, un
norme doute nat dans mon esprit quant leur prtendue honntet ou
la ralit de leurs objectifs, quils disent tre "la qute de la
vrit"...


Les miracles dAl-Isr et Al-Mi`rj
Il sagit ici dune collection de miracles que beaucoup de musulmans
citeraient spontanment si lon venait leur demander un exemple de
miracles du Prophte Mohammad - que la paix et les bndictions de Dieu
soient sur lui. Cest dautant plus vrai quil y a une sourate (i.e. un
chapitre) du Coran qui y est ddie. Il sagit de la sourate intutile
Al-Isr et dont les quelques premiers versets font rfrence cet
vnement miraculeux. Le mot isr signifie "voyage nocturne" et mi`rj
signifie "ascension".

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: : Les Miracles du Prophte    6 - 18:41:56

Le voyage nocturne en question, cest le voyage que le Prophte
Mohammad a fait entre La Mecque et Jrusalem en une nuit ! Et,
lascension dsigne son ascension de Jrusalem au ciel. Tout le long de
ce voyage, le Prophte tait accompagn par lArchange Gabriel qui lui
servait de guide et lui montrait de nombreux spectacles de lEnfer et
du Paradis. Gabriel avait mis la disposition du Prophte une monture
appele al-bourq (son nom est de la mme racine que lclair) qui
faisait des bonds gigantesques : elle posait ses pattes aussi loin que
la vue portait ! Arriv au plus haut des Cieux, le Prophte - que la
paix et les bndictions de Dieu soient sur lui - put sentretenir avec
Dieu et cest cette occasion mme que Dieu prescrivit les prires
quotidiennes que les musulmans font (Dabord cinquante, puis sur les
conseils rpts de Mose - que la paix et les bndictions de Dieu
soient sur lui, le Prophte obtint une rduction cinq prires
quotidiennes).

Nous nallons pas nous tendre sur les choses mystrieuses que le
Prophte a vu en cours de route et quil a relates par la suite car
cela sort du cadre de notre tude sur les miracles
concrets/spectaculaires. Nous allons plutt nous attacher ce que les
Mecquois ont vu de cette affaire et ce dont il ont tmoign. Le
lendemain matin, de retour de son priple cleste, le Prophte dcida
dannoncer publiquement ce qui lui est arriv pendant la nuit.

Daprs Ab Hurarah - que Dieu lagre, le Prophte dit : "Jtais
Al-Hijr [1] et Qorash minterrogeait sur mon passage Jrusalem. Ils
minterrogrent sur certains dtails du Temple Sacr (bayt al-maqdis)
auxquels je navais pas prt attention. Je sentis un norme malaise
comme je nen avais jamais senti auparavant. Alors Dieu dvoila le
Temple Sacr mon regard et je rpondis toutes leurs interrogations."

Il convient de souligner que le Prophte ne connaissait pas Jrusalem
avant ce voyage miraculeux et cest ce qui justifie les questions que
son peuple lui posa propos de la ville car ils savaient pertinemment
que Mohammad nen avait pas une connaissance pralable.

Un autre rcit donne un autre clairage sur cet interrogatoire : Omm
Hni - que Dieu lagre - dit : "Le Prophte - que la paix et les
bndictions de Dieu soient sur lui - dormait chez nous la nuit o le
miracle dal-Isr eut lieu. Je constatai son absence cette nuit l et
je ne pus fermer lil de peur quun malheur ne lui soit arriv. [A son
retour], le Prophte mexpliqua : "Gabriel - que la paix soit sur lui -
vint me voir, il me prit par la main et nous sortmes de la maison.
Devant la porte, je trouvai une monture entre la mule et lne. Il me
fit monter dessus et nous partmes.

Arrivs au Temple de Jrusalem, il me montra Abraham qui tait de la
mme constitution que moi. Il me montra Mose : il tait basan et
grand de taille avec des cheveux blancs, il ressemblait aux gens de Azd
Shanuah (une tribu arabe). Il me montra Jsus, fils de Marie, il tait
blanc de teint avec un peu de rougeur. Il ressemblait `Urwah Ibn
Mas`d Ath-Thaqaf. Il me montra aussi lImposteur [lAntchrist].
Borgne de lil droit, il ressemblait Qotn Ibn `Abd Al-`Ozz." Puis
il me dit : "Je veux sortir raconter tout ce que jai vu Qorash." Je
le retins par ses vtements et lui dis : "Je ten conjure, tu sais bien
que ces gens te dmentissent et je crains quils ne te fassent du mal
!" Il libra ses vtements de ma main et sortit.

Il alla les voir dans leur lieu de rencontres et leur raconta son
rcit. Mut`am Ibn `Adiyy se leva et lui dit : "Ô Muhammad, si tu tais
aussi jeune que tu ltais dans le temps, tu naurais pas dit une telle
chose et rest impuni !" Un autre homme lui dit : "As-tu vu sur ton
chemin des chameaux qui nous appartiennent tel endroit ?" Le Prophte
rpondit : "Oui, ils ont gar un chameau et sont actuellement sa
recherche." Lhomme lui demanda : "As-tu vu le troupeau de mon cousin
un tel ?" Le Prophte dit : "Oui, je lai crois tel endroit. Une
chamelle rouge sest cass [un membre]. Ils avait un rcipient deau
que jai bu." Ils lui demandrent de donner le nombre de btes dans le
troupeau et le nom des bergers. Il rpondit quil ny avait pas fait
attention puis il tomba subitement en sommeil. Il vit le troupeau
devant lui et compta les btes et prit connaissance des bergers qui
taient avec le troupeau. Quand il se rveilla, il leur donna le nombre
de btes dans le troupeau et leur dit que les bergers tait Ibn Ab
Quhfah et un tel et un tel. Il leur dit aussi que le troupeau allait
rentrer la Mecque le lendemain de telle direction.

Le lendemain, ils attendirent lendroit indiqu et virent les
chameaux arriver. Ils les interrogrent et purent vrifier quun
chameau stait bien gar. Ils interrogrent le deuxime troupeau et
vrifirent quune chamelle rouge stait cass un membre. Ils les
interrogrent propos du rcipient deau. Ab Bakr Ibn Ab Qohfah qui
accompagnait le troupeau rpondit quils avaient bien un rcipient et
quil lavait remplit lui mme et quil ne savait pas qui avait bien pu
la boire. Quand Ab Bakr prit connaissance de toute lhistoire il fit
foi au Prophte et cru ce que le Prophte avait relat. Cest depuis ce
moment l quil fut qualifi dAs-Siddq (i.e. celui qui croit).

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: : Les Miracles du Prophte    6 - 18:42:20

Lincident de lElphant
Parmi les vnements les plus significatifs dans la vie de `Abd
Al-Muttalib, sinon dans la vie de La Mecque toute entire, on recense
lincident dit de lElphant (al-fl, en arabe). Le grand-pre du
Prophte, `Abd Al-Muttalib , tait charg du service de la Ka`bah et de
son entretien. Pendant la priode du plerinage, il se chargeait entre
autres de transporter leau ncessaire pour tancher la soif des
plerins. Il tait officiellement le charg de service de la Maison
Sacre. Un chef chrtien dEthiopie du nom dAbrahah dcida de
sinstaller en Arabie et dy riger un sanctuaire destin attirer les
plerins arabes. En ces temps, la priode du plerinage chez les Arabes
saccompagnait, en effet, de nombreux changes commerciaux et de
nombreuses manifestations culturelles. La mainmise sur cette rencontre
annuelle reprsentait une allchante perspective denrichissement. Les
plans dAbrahah, sa grande surprise, ne russirent pas dtourner
les Arabes de la Ka`bah, dont le caractre divin est bien plus vieux
que la mmoire des Arabes. La Ka`bah a toujours t considre,
travers les ges, comme un sanctuaire sacr. Sa rnovation est
attribue Abraham et son fils Ismal et son histoire senracine, bien
avant Abraham, dans lhistoire de la foi. On comprend alors que le
temple flambant neuf propos par Abrahah ne fasse pas le poids devant
la Ka`bah.

Afin de raliser ses desseins, Abrahah dcida demployer la force pour
obliger les Arabes abandonner La Mecque et faire leur plerinage dans
le nouveau sanctuaire (au sud de lArabie, du ct du Yemen). Il
rassembla ses innombrables troupes (qui lui avaient soumis le Yemen),
ses cornacs et ses lphants dEthiopie et se dirigea vers La Mecque
pour dtruire la Maison Sacre. Les protestations des tribus arabes
navaient aucun poids contre la volont et la puissance dAbrahah.
Rendu aux portes de La Mecque, la taille des armes dAbrahah jeta une
terreur froide dans le coeur des Mecquois. Leur propre impuissance les
dsesprait...

Un seul homme resta impassible : `Abd Al-Muttalib Ibn Hshim, le futur
grand-pre du Prophte. Il demanda rencontrer Abrahah en personne,
dans son camp et au milieu de sa cour et de ses gardes. Au premier
abord, le charisme de `Abd Al-Muttalib fora le respect dAbrahah. Il
linterrogea sur lobjet de cet entretien, et, `Abd Al-Muttalib de lui
demander de lui restituer son troupeau de chameaux ravis par larme
dAbrahah !! Abrahah lui dit alors : "Je croyais que tu tais venu
discuter dune affaire plus importante que a, quelque chose en rapport
avec votre sanctuaire qui vous est si cher et que jai lintention de
raser." `Abd Al-Muttalib lui dit : "Je tai parl de mes chameaux car
jen suis le seigneur. Quant au Sanctuaire, sache quil a un Seigneur
et que ce Seigneur le protgera..." Le despote lui rtorqua : "Il ne le
protgera pas de moi !" Lordre fut donn et les assaillants se
dirigrent vers La Mecque prcds par les phalanges lphantines. Tout
coup, le grand lphant qui sert de meneur tout le troupeau
sarrta. On avait beau le forcer marcher vers la Ka`bah, il ne
bougeait plus. Ds quon le dtournait du Sanctuaire, il se relevait.
Aussitt quon lorientait vers la Ka`bah, il refusait de marcher...
Face ce contretemps, Abrahah ordonna dattaquer sans les lphants.
Cest alors que le temps se gta, le ciel se chargea de nuages et une
nue doiseaux apparut dans le ciel. Ces oiseaux lapidrent les
agresseurs avec des milliers de petites pierres et eurent raison des
troupes dAbraha !! Abrahah, quant lui, fut victime dune maladie
douloureuse qui rongea son corps jusqu los...

Cet incident est narr dans le Coran dans la sourate dite de lElphant :

Nas-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de lElphant.
Na-t-Il pas rendu leur ruse compltement vaine ?
et envoy sur eux des oiseaux par voles
qui leur lanaient des pierres dargile ?
Et Il les a rduit un mchis semblable de la paille.
Il convient ce stade de noter que lincident de lElephant eut lieu
pendant lanne de naissance du Prophte. Les traditions les plus sres
ce sujet prcise mme que cet incident eut lieu le jour de la
naissance du Prophte Mohammad - que les salutations de Dieu et Ses
bndictions soient sur lui. Cet incident ne fut que la premire perce
de lumire dans ce monde dobscurantisme et de paganisme.



Miracles divers et varis
Dans ce chapitre, nous allons examiner des miracles divers et varis du
Prophte - que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur
lui - tmoignant en sa faveur et reprsentant autant de signes et
dinvitations de Dieu aux tmoins de ces miracles.

On relate que la rvlation des versets 9 19 de la sourate 96, Al-`Alaq :

"As-tu vu celui qui interdit un Serviteur dAllah (Muhammad) de prier
? Vois-tu sil est sur la bonne voie, ou sil enjoint la pit ?
Vois-tu sil dment et se dtourne ? Ne sait-il pas que Allah observe ?
Mais non ! Sil ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet,
le toupet dun menteur, dun pcheur. Quil appelle donc son assemble.
Nous appellerons les Gardiens de lEnfer. Non ! Ne lui obis pas ; mais
prosterne-toi et rapproche-toi."

tait due un accrochage qui eut lieu entre Ab Jahl et le Prophte -
que les salutations de Dieu et Ses bndictions soient sur lui. En
fait, Ab Jahl tait parmi les opposants les plus farouches au message
de lIslam. Quand il voyait le Prophte prier et se prosterner prs de
la Ka`bah, il se mettait dans tous ses tats. Une fois, il ordonna au
Prophte de sabstenir de cette prire qui lnervait. Le Prophte
refusa schement et lui fit entendre des paroles trs dures. Ab Jahl
lui dit : "Est-ce moi que tu tiens ce discours alors que je suis
lhomme ayant le plus de relations dans toute cette valle." Le
Prophte se dtourna de lui et continua pieusement sa prire, obissant
au verset 19 "Non ! Ne lui obis pas ; mais prosterne-toi et
rapproche-toi." La colre de Ab Jahl atteignit alors son paroxysme. Il
dit aux paens de Quraysh : "Je ne laisserai pas Muhammad poser sa face
sur le sol, prs de la Ka`bah, comme il a lhabitude de faire. Si je le
trouve prostern, je lcraserai sous mes pieds." Quand le Prophte
vint comme de coutume prs de la Ka`bah, il commena sa prire. Et,
quand il se prosterna, Ab Jahl se prcipita sur lui, devant les yeux
de toute la tribu de Quraysh. Subitement, Ab Jahl rebroussa chemin,
tout effar, comme si une vipre lavait mordu. Les tmoins de cet
incident honteux lui demandrent : "Quest-il arriv ? As-tu eu peur de
Muhammad ?" Il leur expliqua : "Non, je nai pas eu peur de lui. Mais,
quand je me suis approch de lui, jai vu comme un foss plein de feu
qui me sparait de lui et jai vu des chtiments effroyables se
rapprocher de moi ! Alors, jai rebrouss chemin comme vous mavez vu
faire." Le Prophte dit ce propos : "Sil stait rapproch de moi
davantage, les Gardiens de lEnfer lauraient happ." Ab Jahl ne tira
aucune leon de cet vnement. Au contraire, sa haine envers le
Prophte ne fit quaugmenter.

Aprs la rvlation de la sourate 111 intitule Al-Masad, o est
raille "la porteuse de bois", qui ntait autre que Umm Jaml, la
femme de Ab Lahab, cette dernire se fcha et dcida de se venger du
Prophte. Elle ramassa une norme pierre et se dirigea vers lendroit
o le Prophte avait lhabitude de sasseoir avec son ami Ab Bakr -
que Dieu lagre. Quand elle arriva sur place, elle ne vit que Ab
Bakr. Elle lui demanda : "O est ton compagnon ? O est Mudhammam ?"
[1] Il lui rpondit : "Le voil, assis ct de moi !" "Tu oses me
mentir, Ibn Ab Quhfah [2] !, glapit-elle. Sil tait l, je lui
aurais envoy ce roc la tte parce quil ma raille dans son pome
!" Puis elle sen alla. Ab Bakr demanda alors au Prophte : "Que
sest-il avec cette femme ? Pourquoi ne ta-t-elle pas vu, Messager
de Dieu ?" Le Prophte lui rpondit : "Un ange me cachait derrire son
aile." Puis, dajouter : "Dieu ma prserv des insultes de Quraysh :
ils insultent Mudhammam et mdisent de Mudhammam alors que moi, je ne
mappelle pas Mudhammam mais Muhammad !"

Ab Lahab avait un fils qui sappelait `Utaybah. Ce dernier avait
pous Umm Kulthm, la fille du Prophte - que les salutations de Dieu
et Ses bndictions soient sur lui - avant lavnement de lIslam.
Quand le Prophte annona sa mission prophtique, `Utaybah rpudia Umm
Kulthm et son frre en fit autant avec Ruqayyah, une autre fille du
Prophte. Dans sa lance anti-musulmane, `Utaybah dpassa ses limites
avec Dieu et son Prophte, en clamant quil bannissait solennellement
son beau-pre, celui qui "se rapprocha et descendit encore plus prs ;
et fut deux portes darc, ou plus prs encore." [3]. Le Prophte
demanda Dieu : "Dieu, livre-le lun de tes fauves !" Ab Lahab, qui
eut connaissance de cette condamnation, prit peur pour son fils car il
savait dexprience que tous les vux du Prophte taient exaucs. Un
jour, cet incident lui sortit de la tte et il partit dans une caravane
vers la Syrie avec son fils `Utaybah. Quand la nuit tomba, la caravane
sarrta et se prpara bivouaquer. Un passant leur dit : "Ô
Qurayshites, sachez que cet endroit est frquent par de nombreux
fauves." Ab Lahab se souvint alors du vu du Prophte et prit
terriblement pour son fils. Il dcida de raconter cette histoire ses
compagnons de voyage qui rsolurent de mettre `Utaybah au centre. Ils
sinstallrent autour de lui et disposrent les chameaux en cercle
autour deux et leurs affaires autour des chameaux, et ils se
couchrent. Un fauve vint dans la nuit, pntra toutes les lignes de
dfense (affaires, chameaux et voyageurs) et dvora cUtabah. Personne
ne put rien pour lui...

Pendant la bataille de Uhud, Qatdah Ibn An-Nu`mn taient parmi les
combattants musulmans. Pendant la bataille, il reut un coup qui
exorbita lun de ses yeux. Il le prit dans sa main et trouva le
Prophte. "Ô Prophte de Dieu, prie pour que Dieu me restitue mon oeil
!", dit-il. Le Prophte lui dit : "Si tu le veux, je peux demander
Dieu de te restituer ton oeil. Et, si tu le veux, je peux aussi lui
demander de tadmettre au Paradis." Alors il rpondit : "Prie donc pour
quil me restitue mon oeil et madmette au Paradis." Sur ce, le
Prophte prit son oeil, lhumecta de sa noble salive et le remit sa
place. Qatdah recouvra sa vue et cet oeil fut par la suite le meilleur
de ses yeux !

Daprs Ibn Ishq et dautres, la main de Mu`dh Ibn `Afr fut coupe
pendant la bataille de Badr. Il la ramassa et la porta au Prophte qui
dposa de sa salive dessus et la recolla sa place par la bndiction
de sa noble salive.

Qaprs At-Tabarni et Al-Bayhaq, `Utbah Ibn Furqud embaumait
tellement que ses pouses avaient beau se parfumer elles ne pouvaient
gure rivaliser avec lui. Lune de ses trois pouses, Om `Âsim, dit un
jour : "Chacune de nous trois fait de son mieux pour tre plus parfume
que les deux autres et `Otbah, lui, personne ne le voit se parfumer et
il sent mieux que nous !" Quand cette question vint aux oreilles de
`Utbah, il expliqua quun jour, il fut sujet dune irruption cutane
massive et qui devenait trs douloureuse la nuit. Le Prophte voyant
son mal le fit asseoir devant lui. Il cracha dans ses mains et frotta
son dos et son torse. Il gurit aussitt et, depuis ce jour, il porta
cette bonne senteur sans jamais se parfumer.


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Les Miracles du Prophte
          
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